LERMA UMR8112

Laboratoire d’Études du Rayonnement et de la Matière en Astrophysique et Atmosphères



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Milieu Interstellaire et Plasmas

publié le , mis à jour le

Quels processus contrôlent l’évolution de la matière, dans notre galaxie et les galaxies extérieures ? Quels sont les rôles de la turbulence, du champ magnétique, des rayons cosmiques et du rayonnement multi-longueur d’onde ? Ces questions fondamentales pour l’Astrophysique actuelle se posent désormais à toutes les échelles spatiales et pour une multitude d’environnements : des échelles galactiques où le gaz diffus se condense pour former les précurseurs des nouvelles étoiles ; à l’échelle des disques proto-planétaires où l’étoile centrale interagit fortement avec son environnement ; jusque dans les étoiles elles-mêmes où les phénomènes de transport sont toujours mal connus. Le pôle « Milieu interstellaire et plasmas » du LERMA couvre tous ces domaines en combinant des travaux théoriques, des modèles numériques, des simulations 3D et des observations spatiales à hautes résolutions angulaire et spectrale.

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Au niveau observationnel, notre pôle thématique est profondément impliqué dans l’analyse de données issues des observatoires de pointe au sol et dans l’espace, en particulier dans le domaine infrarouge et sub-millimétrique où émettent les molécules et les grains de poussière interstellaire. Nos recherches ont ainsi bénéficié des récents succès des observatoires spatiaux Herschel et Planck et se nourrissent continuellement des données collectées avec la nouvelle génération d’instruments (APEX, SOFIA, ALMA et bientôt NOEMA).

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D’un point de vue numérique, les codes développés par notre pôle pour l’interpretation des observations font partie des outils les plus perfectionnés au niveau international. Notre expertise s’étend ainsi de la conception de simulations numériques magnétohydrodynamiques sur grille, que nous résolvons à l’aide des super-calculateurs actuels (e.g. PRACE, MesoPSL), au développement de codes de modélisation avancés. Ces derniers, dont certains sont accessibles en ligne sur la plate-forme MIS et jets, se distinguent par l’inclusion de nombreux processus de micro-physiques dont les descriptions s’appuient sur les résultats d’expériences et les calculs théoriques, réalisés en partie dans notre laboratoire.


Cliquez sur les liens ci-dessous pour en savoir plus sur nos activités


1. Turbulence & champ magnétique

2. Interactions matière / rayonnement

3. Plasmas stellaires et astrophysique de laboratoire

4. Coeurs préstellaires

5. Proto-étoiles, disques & jets

6. Accrétion & éjection dans les étoiles


Cliquez ici pour accéder à nos publications

Séminaires à venir

Vendredi 14 juin 2019, 14h00
Salle de l'atelier, Paris
Astronomie au Pôle Sud en 1984 : la mission EMILIE
Jean-Michel LAMARRE
Observatoire de Paris/LERMA
résumé :
En 1984 une équipe du CNRS soutenue par l’INAG (INSU aujourd’hui), en association avec l’Université du Delaware et l’appui du programme antarctique des USA, a installé l’expérience EMILIE pour quelques semaines au Pôle Sud géographique pour y effectuer les premières observations astronomiques en ondes submillimétriques. Les conditions d’altitude et de température font du Pôle Sud un site unique pour ce domaine spectral, mais les conditions d’accès en sont particulièrement difficiles et les questions logistiques y occupent une place vitale, au sens propre.

Le récit de ces premières observations sera replacé dans ce contexte particulier et dans le cadre géographique exceptionnel de ce continent. On s’appuiera pour cela sur les cahiers de manip et sur des photos de la mission, mais on ne se privera pas d’utiliser les images les plus spectaculaires et les données les plus récentes de la recherche polaire, ni d’ailleurs celles de "l’âge héroïque" de l’exploration de l’Antarctique.

L’expérience EMILIE fut pour ses participants une étape importante du long apprentissage technique et scientifique qui a donné naissance au satellite Planck. On doit aussi y voir les prémices de l’observatoire submillimétrique aujourd’hui en activité au Pôle Sud, le « dark sector » de la station Amundsen-Scott.


 
Vendredi 21 juin 2019, 14h00
Salle de l'atelier, Paris
Accretion-driven turbulence and observational signatures
Pierre GUILLARD
IAP
 
Vendredi 5 juillet 2019, 14h00
Salle de l'atelier, Paris
Self-generated UV in molecular shocks
Andrew LEHMANN
ENS
 
Vendredi 20 septembre 2019, 14h00
----------, Paris
Challenging a Newtonian prediction through Gaia wide binaries
Xavier HERNANDEZ
UNAM, Mexico
résumé :
Under Newtonian dynamics, the relative motion of the components of a binary star should follow a Keplerian scaling with separation. Once orientation effects and a distribution of ellipticities are accounted for, dynamical evolution can be modelled to include the effects of Galactic tides and stellar mass perturbers. This furnishes a prediction for the relative velocity between the components of a binary and their projected separation. After reviewing recent work evidencing the existence of a critical acceleration scale in Elliptical Galaxies and Globular Clusters, I will show new results showing such a phenomenology in Gaia wide binaries using the latest and most accurate astrometry available. The results are consistent with the Newtonian prediction for projected separations below 7000 AU, but inconsistent with it at larger separations, where accelerations are expected to be lower than the critical a0 value of MONDian gravity. This result challenges Newtonian gravity at low accelerations and shows clearly the appearance of gravitational anomalies of the type usually attributed to dark matter at galactic scales, now at much smaller stellar scales.


 
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