LERMA UMR8112

Laboratoire d’Études du Rayonnement et de la Matière en Astrophysique et Atmosphères



Accueil > fr > Recherche > Galaxies et Cosmologie

Galaxies et Cosmologie

par Françoise Combes - publié le , mis à jour le

Le pole a plusieurs thèmes de recherche, qui peuvent être réunis en :

  1. L’univers primordial : inflation, fonds cosmiques, réionisation
  2. Matière noire : Froide, tiède ou gravité modifiée ?
  3. Formation des galaxies : galaxies à grand redshift, évolution séculaire et fusions de galaxies
  4. Trous noirs et galaxies : AGN, starbursts, croissance symbiotique et feedback
  5. Formation d’étoiles : efficacité, histoire et populations stellaires

Voir Activités du groupe pour plus de détails

Le pôle Galaxies et cosmologie comprend un groupe étudiant le fond diffus cosmologique (CMB), qui a un rôle majeur dans la mission Planck, un autre groupe travaillant sur le modèle standard de l’Univers, la théorie de l’inflation en comparaison aux observations. Une autre équipe étudie par le biais de simulations numériques l’époque de la réionisation de l’Univers (EoR), et en particulier la préparation de SKA (prototype EMBRACE, les projets clés sur les télescopes précurseurs, etc.).
Un travail de pionnier a été fait sur les flux de refroidissement et sur la présence de gaz moléculaire froid près des galaxies les plus brillantes d’amas. La nature de la matière noire, et la recherche sur les théories alternatives proposant une gravitation modifiée ont été testés par la dynamique des galaxies et par les observations. Une étude approfondie de l’alimentation des AGN et de sa rétroaction a été réalisée, abordant l’histoire de la croissance des trous noirs supermassifs et l’évolution des galaxies.

Figure 1 : Simulations de l’émission HI-21cm pendant l’Epoque de Réionisation (EoR). Exemple de surface de section du cône de lumière à 21-cm : dTb à partir de la simulation brute (à gauche) , dTb avec le bruit et la résolution de SKA (milieu) et dTb avec le bruit et la résolution de LOFAR (à droite). Les couleurs montrent la température de brilliance différentielle Tb en mK.

Une autre équipe travaille à la fois sur l’observation des galaxies locales, la physique des galaxies dans les amas, les galaxies à grand redshift, et sur les théories dynamiques de l’évolution et de la formation des galaxies, sur la formation des étoiles à grande échelle et l’histoire de la formation des étoiles cosmique.
Les observations multi-longueurs d’onde sont largement utilisées, avec des longueurs d’onde de l’ordre du millimètre et centimètre avec les instruments de l’IRAM, le VLA et maintenant ALMA depuis 2011-12, l’infrarouge moyen et lointain avec les satellites Spitzer et Herschel, l’optique et le proche infrarouge avec le CFHT et ESO. Des membres de l’équipe sont des leaders dans les programmes clés, tels que le consortium NUGA sur l’interféromètre de l’IRAM, le consortium PrimGal sur le VLT, ou de grands programmes « legacy » à l’IRAM (qui sera complété par NOEMA dans un proche avenir) sur les galaxies lointaines, et l’observation de galaxies à grand z avec APEX, Plateau de Bure et ALMA, dont les données arrivent maintenant fréquemment pour les différents groupes. Une équipe se prépare activement pour le SKA.

Figure 2 : Un des objets de l’échantillon dans le Grand Programme PHIBSS de l’IRAM PdB à z = 1.2 A gauche : Superposition de la carte de CO (en rouge, obtenue avec l’interféromètre de l’IRAM), avec les images en bande I (en vert) et la bande V (en bleu) obtenues avec le télescope spatial Hubble. La raie CO(3-2), décalée vers le rouge à 2 mm, a été observée avec une résolution angulaire de 0,6 "x0.7" (indiqué par l’ellipse grise hachurée). A droite : Champ de vitesse de la galaxie : bleu indique la vitesse négative (côté en approche), et la vitesse rouge positif (côté en récession).

Une spécialité du pôle est également les simulations numériques lourdes, et l’équipe a participé à un très haut niveau dans le programme du projet HORIZON de formation des galaxies dans un contexte cosmologique. Des simulations toujours plus grandes et plus impressionnantes sont maintenant en cours avec les supercalculateurs au GENCI (Curie au CEA, IDRIS, CINES), et l’utilisation locale du méso-centre et le cluster local MOMENTUM, favorisant l’exploitation et le post-traitement des simulations plus lourdes sur les centres nationaux.

Figure 3 : La galaxie spirale barrée NGC 1433, cartographiée avec ALMA en CO(3-2). The trou noir central super-massif est un noyau actif (AGN), qui rejette du gaz moléculaire, et modère la formation d’étoiles.

Voir en ligne : Activités du groupe

Séminaires à venir

Vendredi 28 février 2020, 14h00
Salle de l'atelier, Paris
Filament Paradigm and Galactic Star Formation
Shu-ichiro INUTSUKA
Nagoya University
résumé :
Recent observations have emphasized the importance of the formation and evolution of magnetized filamentary molecular clouds in the process of star formation. Theoretical and observational investigations have provided convincing evidence for the formation of molecular cloud cores by the gravitational fragmentation of filamentary molecular clouds. Thus, the mass function and rotations of molecular cloud cores should be directly related to the properties of the filamentary molecular cloud, which determines the initial size and mass distribution of a protoplanetary disk around a protostar created in a core. In this talk I explain our current understanding of the star formation processes in the Galactic disk, and summarize various processes that are required in describing the filamentary molecular clouds to understand the star formation rate/efficiency, the stellar
initial mass function, and the angular momentum distribution of protoplanetary disks in their early evolutionary phase.
 
Vendredi 20 mars 2020, 14h00
Salle de l'atelier, Paris
The challenges of observing the Epoch of Reionization and Cosmic Dawn
Florent MERTENS
Kateyn institute
résumé :
Low-frequency observations of the redshifted 21cm line promise to open a new window onto the first billion years of cosmic history, allowing us to directly study the astrophysical processes occurring during the Epoch of Reionization (EoR) and the Cosmic Dawn (CD). This exciting goal is challenged by the difficulty of extracting the feeble 21-cm signal buried under astrophysical foregrounds orders of magnitude brighter and contaminated by numerous instrumental systematics. Several experiments such as LOFAR, MWA, HERA, and NenuFAR are currently underway aiming at statistically detecting the 21-cm brightness temperature fluctuations from the EoR and CD. While no detection is yet in sight, considerable progress has been made recently. In this talk, I will review the many challenges faced by these difficult experiments and I will share the latest development of the LOFAR Epoch of Reionization and NenuFAR Cosmic Dawn key science projects.
 
Vendredi 17 avril 2020, 14h00
Salle de l'atelier, Paris
Patricia TISSERA
Universidad Andres Bello, Santiago, Chili
 
Vendredi 24 avril 2020, 14h00
Salle de l'atelier, Paris
Tba
Philippe ANDRE
CEA
 
Tous les séminaires...