LERMA UMR8112

Laboratoire d’Études du Rayonnement et de la Matière en Astrophysique et Atmosphères



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Excitation collisionelle et Réactivité des molécules interstellaires

par Jean-Hugues Fillion, Mathieu Bertin - publié le , mis à jour le

Membres

F. Dayou (MCF), C. Balança (MCF), A. Spielfiedel (CR CNRS), L. Tchang-Brillet (Prof.), N. Feautrier (Chercheuse bénévole), I. Oueslati (doctorant)

Contexte

Les informations sur les conditions physiques et la composition chimique des environnements astrophysiques sont déduites de l’observation de la lumière issue de ces milieux, par la modélisation des profils (formes et intensités) des raies spectrales atomiques et moléculaires. Afin d’obtenir un diagnostic fiable, il est essentiel de décrire avec précision les principaux mécanismes de peuplement des états quantiques des atomes et molécules, tels que l’excitation radiative (par photons IR ou UV) et les collisions inélastiques (avec H, He, H2 et les électrons). La confrontation des abondances moléculaires observées avec celles prédites par les modèles de chimie permet ensuite de retracer l’évolution de la matière, et identifier ainsi les mécanismes à l’origine de la synthèse des molécules. Dans ce cas, des informations détaillées sur un grand nombre de réactions, chimiques et photo-induites, en phase gaz ou à la surface des grains, sont indispensables à une modélisation fiable des milieux astrophysiques.

Activités de recherche


Les travaux réalisés au sein de notre équipe ont pour objectif d’étudier les propriétés fondamentales des atomes et molécules par le développement d’approches théoriques et la mise en oeuvre de simulations numériques. Plus particulièrement, il s’agit de déterminer comment les atomes et molécules interagissent avec leur environnement, qu’il s’agisse de lumière, d’autres espèces isolées, ou de matériaux solides. Les propriétés (structurales, énergétiques et électriques) des systèmes en interaction sont déterminées par des méthodes de chimie quantique. A partir des propriétés calculées, les grandeurs nécessaires aux modélisations astrophysiques sont ensuite obtenues en simulant la dynamique du processus étudié, à l’aide d’approches classique (méthode des trajectoires quasi-classiques) ou quantiques (méthodes dépendante et indépendante du temps) de la dynamique. Les simulations de ces processus fournissent également de précieuses informations sur les mécanismes microscopiques mis en jeu.


Différents processus sont actuellement étudiés suivant cette méthodologie dans notre équipe, telle que l’excitation ro-vibrationnelle de petites molécules (neutres ou ionisées) par collision avec H2, mécanisme d’excitation collisionnelle dominant dans les milieux interstellaires et circumstellaires. Des travaux similaires concernent l’excitation électronique d’atomes (neutres ou ionisés) par collision avec H, processus d’intérêt pour l’étude des atmosphères stellaires. Nous nous intéressons également à la réactivité en phase gaz, notamment aux réactions chimiques entre radicaux neutres, efficaces même aux très basses températures rencontrées dans les nuages denses du milieu interstellaire, ainsi qu’à la photodissociation de petites molécules, jouant un rôle important dans la chimie des milieux soumis au rayonnement UV. Enfin, les réactions hétérogènes à l’interface gaz-grains sont étudiées, en considérant des agrégats moléculaires de tailles variées comme modèles de la surface des grains interstellaires.

Thèmes développés & collaborations

  • Ro-vibrational excitation of molecules by collisions IPAG (Grenoble), LOMC (Univ. Le Havre), LSAMA (Univ. Tunis), CAB. INTA (CSIC, Madrid, Spain), IEM (CSIC, Madrid, Spain), IFF (CSIC, Madrid, Spain), CIQ (Univ. Morelos, Cuernavaca, Mexico)
  • Electronic excitation of atomic species by collisions LMSME (Univ. Marne-la-Vallée), Herzen Univ. (St Petersburg, Russia), Uppsala Univ. (Uppsala, Sweden)
  • Gas-phase chemical and photo-induced reactions PhLAM (Univ. Lille 1), ISM (Univ. Bordeaux), IPR (Univ. Rennes 1), ICB (Univ. Dijon), INSTEC (La Havana, Cuba), IFF (CSIC, Madrid, Spain), QFA (Univ. Autonoma, Madrid, Spain)
  • Formation mechanisms of small molecules on silicate dust grains LPMC (Univ. Tunis)

Financements

Programme National du CNRS "Physique et Chimie du Milieu Interstellaire" (PCMI)
Programme National du CNRS "Physique Stellaire" (PNPS)
Action spécifique GAIA (AS GAIA)

Séminaires à venir

Vendredi 19 juillet 2019, 14h00
Salle de l'atelier, Paris
Magnetic fields in Young Protostellar Disks and Jets, and some Astro-chemistry
Chin Fei Lee
ASIAA, Taiwan
résumé :
Magnetic fields in Young Protostellar Disks and Jets, and some Astro-chemistry
Chin Fei Lee, ASIAA Taiwan

I will present our recent ALMA observations towards 3 young protostellar
systems, reporting the possible field morphology in their disks and jets.
In particular, I will report the field morphology implied from the dust
polarizations and SiO line polarizations, and discuss the possible toroidal
and poloidal fields in the disks and jets. I will also discuss the
formation process and the growth of the protostellar disks, and the possible
magnetic braking that reduces the angular momentum in the envelope.
Interestingly, more than 10 organic molecules including prebiotic molecules
are detected in the atmosphere of one of the disks. I will compare their
abundances to those in the hot corinos around low-mass protostars and touch
on the possible formation mechanism of those molecules. Some of the
molecules seem to be formed on CO icy grains and some in the gas phase.
 
Vendredi 20 septembre 2019, 14h00
Atelier, Paris
Challenging a Newtonian prediction through Gaia wide binaries
Xavier HERNANDEZ
UNAM, Mexico
résumé :
Under Newtonian dynamics, the relative motion of the components of a binary star should follow a Keplerian scaling with separation. Once orientation effects and a distribution of ellipticities are accounted for, dynamical evolution can be modelled to include the effects of Galactic tides and stellar mass perturbers. This furnishes a prediction for the relative velocity between the components of a binary and their projected separation. After reviewing recent work evidencing the existence of a critical acceleration scale in Elliptical Galaxies and Globular Clusters, I will show new results showing such a phenomenology in Gaia wide binaries using the latest and most accurate astrometry available. The results are consistent with the Newtonian prediction for projected separations below 7000 AU, but inconsistent with it at larger separations, where accelerations are expected to be lower than the critical a0 value of MONDian gravity. This result challenges Newtonian gravity at low accelerations and shows clearly the appearance of gravitational anomalies of the type usually attributed to dark matter at galactic scales, now at much smaller stellar scales.


 
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