LERMA UMR8112

Laboratoire d’Études du Rayonnement et de la Matière en Astrophysique et Atmosphères



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Molécules dans l’Univers


Les molécules, omniprésentes dans notre atmosphère et dans l’espace, constituent des sondes extrêmement sensibles de leur environnement physique et chimique. Elles fournissent des clés essentielles à de nombreux domaines scientifiques majeurs comme la climatologie et la planétologie, la formation des étoiles et des planètes ainsi que la question de l’origine de la vie.


L’analyse de la lumière émise ou absorbée par les molécules dans des conditions physiques très diverses et souvent extrêmes, s’appuie de plus en plus sur un niveau de connaissance élevé en science moléculaire, indispensable à l’interprétation d’une quantité de données observationnelles sans cesse croissante et provenant des nouvelles générations de télescopes, satellites et sondes spatiales de plus en plus performants. Du plus, les processus moléculaires sont au coeur de la l’évolution de la matière dans l’espace.

Le pôle thématique « molécules dans l’univers » vise à repousser les limites expérimentales et théoriques dans le but
(1) d’obtenir des paramètres moléculaires fondamentaux avec une très grande précision, ce qui est devenu essentiel pour la modélisation de milieux complexes
(2) de comprendre et ainsi prédire à l’échelle atomique et moléculaire un nombre croissants de processus moléculaires largement méconnus en conditions extrêmes.

Ce pôle rassemble des groupes leader en chimie quantique, chimie-physique, physique à basse température et science des surfaces. Il se compose d’équipes expérimentales et théoriques basées à Paris (campus Jussieu), Meudon et Cergy-Pontoise.

Ce pôle joue un rôle d’interface entre les recherches fondamentales qu’il développe en science moléculaire et les sciences de l’univers et atmosphériques.

Sa longue tradition multidisciplinaire font de ce groupe un acteur majeur du réseau Européen en astrophysique de laboratoire, centré sur les études fondamentales en laboratoire, les approches numériques et la modélisation.

Ce pôle alimente et contribue au développement de bases de données atomiques et moléculaires ainsi qu’à l’organisation des centres de données comme VAMDC

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Séminaires à venir

Vendredi 14 juin 2019, 14h00
Salle de l'atelier, Paris
Astronomie au Pôle Sud en 1984 : la mission EMILIE
Jean-Michel LAMARRE
Observatoire de Paris/LERMA
résumé :
En 1984 une équipe du CNRS soutenue par l’INAG (INSU aujourd’hui), en association avec l’Université du Delaware et l’appui du programme antarctique des USA, a installé l’expérience EMILIE pour quelques semaines au Pôle Sud géographique pour y effectuer les premières observations astronomiques en ondes submillimétriques. Les conditions d’altitude et de température font du Pôle Sud un site unique pour ce domaine spectral, mais les conditions d’accès en sont particulièrement difficiles et les questions logistiques y occupent une place vitale, au sens propre.

Le récit de ces premières observations sera replacé dans ce contexte particulier et dans le cadre géographique exceptionnel de ce continent. On s’appuiera pour cela sur les cahiers de manip et sur des photos de la mission, mais on ne se privera pas d’utiliser les images les plus spectaculaires et les données les plus récentes de la recherche polaire, ni d’ailleurs celles de "l’âge héroïque" de l’exploration de l’Antarctique.

L’expérience EMILIE fut pour ses participants une étape importante du long apprentissage technique et scientifique qui a donné naissance au satellite Planck. On doit aussi y voir les prémices de l’observatoire submillimétrique aujourd’hui en activité au Pôle Sud, le « dark sector » de la station Amundsen-Scott.


 
Vendredi 21 juin 2019, 14h00
Salle de l'atelier, Paris
Accretion-driven turbulence and observational signatures
Pierre GUILLARD
IAP
 
Vendredi 5 juillet 2019, 14h00
Salle de l'atelier, Paris
Self-generated UV in molecular shocks
Andrew LEHMANN
ENS
 
Vendredi 20 septembre 2019, 14h00
----------, Paris
Challenging a Newtonian prediction through Gaia wide binaries
Xavier HERNANDEZ
UNAM, Mexico
résumé :
Under Newtonian dynamics, the relative motion of the components of a binary star should follow a Keplerian scaling with separation. Once orientation effects and a distribution of ellipticities are accounted for, dynamical evolution can be modelled to include the effects of Galactic tides and stellar mass perturbers. This furnishes a prediction for the relative velocity between the components of a binary and their projected separation. After reviewing recent work evidencing the existence of a critical acceleration scale in Elliptical Galaxies and Globular Clusters, I will show new results showing such a phenomenology in Gaia wide binaries using the latest and most accurate astrometry available. The results are consistent with the Newtonian prediction for projected separations below 7000 AU, but inconsistent with it at larger separations, where accelerations are expected to be lower than the critical a0 value of MONDian gravity. This result challenges Newtonian gravity at low accelerations and shows clearly the appearance of gravitational anomalies of the type usually attributed to dark matter at galactic scales, now at much smaller stellar scales.


 
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